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FORMATION DES CPE PROVINCIAUX ET COMMUNAUX SUR LA PLANIFICATION, LA BUDGETISATION, TENANT COMPTE LA PROMOTION DES DROITS DES ENFANTS AINSI QUE LE MEANISME DE MOBILISATION DES FONDS LOCAUX.

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ATELIER DE FORMATION DES CPE PROVINCIAUX ET COMMUNAUX SUR LA PLANIFICATION, LA BUDGETISATION, TENANT COMPTE LA PROMOTION DES DROITS DES ENFANTS AINSI QUE LE MEANISME DE MOBILISATION DES FONDS LOCAUX.

‘’ Il se manifeste toujours des enfants maltraités, violés, ou même tués, dans la communauté, ce qui montre que les droits de l’enfant ne sont pas suffisamment respectés’’.

C’étaient quelques-uns des propos de ceux qui ont participé en dates  du 21 au 23 Mai 2024, au Centre King’s Conference Center de Bujumbura (KCC), dans un atelier de formation et d’échanges organisé à l’endroit des membres des Comités de Protection de l’Enfance (#CPE), au niveau provincial et communal dans la province de Bujumbura Mairie dans les communes de Muha, Mukaza et Ntahangwa.

 

Au cours de cet atelier qui s’inscrit dans le cadre du projet NKINGIRA NKURE NEZA, deux thèmes ont été exploités :   

Le premier thème qui a été exploité est axé sur la planification, la budgétisation,  tenant en compte la promotion des droits des enfants ainsi que le mécanisme de mobilisation des fonds. La planification et la budgétisation familiales se font souvent sans implication de l’enfant, sans tenir compte de ses besoins et droits en famille, et  cela ne devrait pas être le cas.

Le second thème s’est focalisé sur l’échange des Comités de Protection de l’Enfance et les représentants des Organisations de la Société Civile(OSC), en vue d’effectuer une analyse conjointe de l’état des lieux de la protection des droits des enfants et élaborer des plans d’action incluant un mécanisme de coordination dans la mise en œuvre.

Le projet Nkingira Nkure Neza est financé par l’Union Européenne et est exécuté par  l’Union des Personnes Handicapées du Burundi (UPHB), en consortium avec le SOS Villages d’Enfants au Burundi sur une durée de 2 ans à partir de Janvier 2024. Il est mis en œuvre dans 3 provinces dont Bujumbura-Mairie (communes Muha et Ntahangwa), Muyinga (Communes Muyinga et Buhinyuza), Gitega (communes Gitega et Makebuko).

Dans son mot d’accueil, le coordinateur national du projet, NTAKARUTIMANA Fidèle a fait savoir que ce projet est dans sa phase d’élaboration du calendrier pour les formations des membres des CPE élus.

Il a également rappelé à ces derniers qu’ils ont un rôle important à jouer dans la protection des droits de l’enfant et ces derniers dépendent de leurs efforts et franche collaboration avec les parents des enfants, l’administration, la justice, et d’autres acteurs dans le domaine.

Dans son mot d’ouverture de cet atelier, le conseiller socio-culturel du Maire de la ville de Bujumbura, KINSHASA Christophe qui a rehaussé cette activité de sa présence, a rappelé que parmi les objectifs du projet, figurent le renforcement de capacités des CPE au niveau provincial jusqu’aux quartiers, à l’endroit des parents et enfants, encourager les enfants handicapés à fréquenter l’école,

encourager les familles pauvres à adhérer à des groupements, associations ou coopératives de développement, instaurer des clubs scolaires dans le domaine de la protection de l’enfance, etc, pour enfin aboutir à la promotion des droits de l’enfant dans la communauté.

Il a également fait savoir que l’Etat consent ses efforts pour soutenir la mise en œuvre des différents projets en matière de la protection des droits de l’enfant sans oublier l’enfant handicapé.

Ces efforts, ajoute –t-il, se manifeste à travers :

  • l’action de l’Etat de collecter les enfants en situation de rue et les rassembler dans un centre adapté que Celui-ci a préparé dans la province Cankuzo à l’Est du Pays ;
  • l’éducation inclusive adoptée par le gouvernement ;
  • l’éducation et des soins de santé gratuits aux enfants, etc. ;
  • son combat mené contre les violences basées sur le genre(VBG), etc.

Il a terminé en remerciant vivement l’Union des Personnes Handicapées du Burundi(UPHB) et le SOS Villages d’Enfants au Burundi pour leurs initiatives dans la promotion de la vie des enfants vulnérables, et en particulier les enfants vivant avec handicap.

Il a encouragé les membres des CPE élus dans les zones d’intervention  du projet de suivre es formations afin de réussir la mise en œuvre de ce projet et de le considérer comme le leur.

La première partie de l’atelier était consacrée à la planification et la budgétisation familiale, ce qui consiste à mettre l’enfant au centre de tous les projets et toutes planifications dans la famille.

Souvent, les parents ont tendance à oublier les enfants quand ils élaborent des projets de famille, à titre d’exemple lorsqu’ils veulent construire une maison, malgré que c’est dans l’intérêt de toute la famille, la mobilisation de fonds et la concentration sur cette unique priorité peut causer d’autres difficultés y compris celles relatives à l’intérêt de l’enfant car, tous les efforts sont coalisés à  cette seule activité.  

Parfois, quand il s’agit d’une famille à faible moyens, il peut en résulter une malnutrition ce qui touche le plus les enfants, ils peuvent manquer des frais de scolarisation,  des frais pour les soins de santé, etc., et cela parce que les parents ont oublié de mettre l’enfant au centre  en planifiant leur projet de construction de la maison.

Il faut alors que les parents se souviennent toujours de leurs enfants et les mettent au centre de leurs priorités, projets et planifications.

Dans la seconde partie (du 22 au 23 Mai), de cet atelier, il y a eu des échanges sur l’état actuel de la situation des droits de l’enfant dans la communauté, dans la famille et dans l’entourage en générale, et ce qui doit être fait pour promouvoir ces droits.

Ainsi, des défis ont été relevés, des objectifs ont été fixés, un plan d’action y relatif a été élaboré, et une budgétisation a été établie par les participants lors d’un travail en groupes.

‘’Dans la communauté, il est toujours évident que les droits de l’enfant sont bafoués. Un dialogue sincère et profond entre parents et enfants dans la famille est irréversible pour que les droits de l’enfant soient respectés en famille, la notion de droits d’enfant n’est pas nouvelle, mais nous venons d’élargir nos horizons en matière de  la protection de l’enfant et ses droits à travers cette formation, etc.’’ témoignent les participants :

Certains des participants ont intervenu :

Fidès NTIKANGISHWA, magistrat à la Cour d’Appel dans la commune Muha témoigne que la notion de protection et droits de l’enfant n’est pas nouvelle pour elle, car elle  fait partie aussi de ses responsabilités quotidiennes.

Malgré cela, elle affirme que ces échanges ont renforcé ses connaissances en la  matière et l’encouragent encore une fois. Elle fait savoir qu’il faut beaucoup plaider au sein des familles pour que les parents soient conscients de cette notion de protection de l’enfant et de son inclusion dans la planification et budgétisation familiales.

Elle continue en disant que, désormais, dans son métier au quotidien, elle va donner plus d’écoute aux enfants qui viennent se plaindre auprès d’elle, au lieu de convoquer leurs parents en premier lieu.

Elle conclut en rappelant que depuis longtemps, l’enfant est un trésor public appartenant à tous.

TUYISENGE Rosalie, secrétaire permanente à la direction provinciale de l’Education en Mairie de Bujumbura remercie l’UPHB et le SOS V.E pour avoir organisé cet atelier beaucoup instructif.

Elle a fait savoir que l’éducation de l’enfant est leur métier de tous les jours, témoigne que cet atelier était nécessaire pour renforcer ses connaissances en matière des droits de l’enfant et son implication dans la planification familiale.

Néanmoins, ajoute-t-elle, il s’observe toujours que les droits de l’enfant dans différentes familles ne sont pas respectés. Il manque un dialogue fréquent qui fortifie la relation parents-enfants, ce qui cause souvent que certains enfants se retrouvent dans les rues où ils vont mendier, sans assistance,  sans encouragements ni écoute, laissés à eux-mêmes.

Il faut alors beaucoup plaider dans les familles auprès des parents pour qu’ils aient connaissance à ces notions que nous venons d’acquérir dans cet atelier.

Monsieur Pierre Claver, qui avait représenté le président de la cour d’appel de Ntahangwa a fait savoir qu’il y a encore un long parcours à faire en matière de protection de l’enfance. Il se manifeste encore beaucoup d’enfants dans de situations de vie très critiques notamment : la malnutrition, des enfants qui errent dans les rues, des enfants maltraités, qui ne peuvent pas aller à l’école, etc.

Il ajoute que les enfants ne sont pas là où ils devraient être et cela est dû à beaucoup de choses notamment la pauvreté dans les familles, le manque de dialogues entre les parents et leurs enfants, et l’absence de droit d’expression.

Il conclut en appréciant les échanges fructueux qu’ils ont eus au cours de cet atelier où ils ont été renforcés en capacité sur l’implication de l’enfant et sa mise au centre de toute priorité et planification dans la famille, et qu’un dialogue entre les parents et les enfants est irréversible pour y arriver.

Nadia ININAHAZWE de l’OPH URUMURI, une organisation pour les femmes et filles handicapées, révèle  ses observations :

‘’ Le respect des droits de l’enfant est encore une notion négligée dans notre Pays.

Il faut que l’enfant soit écouté, non seulement par ses propres parents, mais aussi par l’entourage, ses éducateurs à l’école, pour que leur future soit prometteur et que nous puissions avoir de bons successeurs.’’

Elle continue en appréciant les efforts consentis par l’Etat qui assure la scolarisation et les soins de santé de ces enfants gratuitement même si cela ne suffise pas.

D’après elle, à part les parents, il faut que les enseignants s’occupent sincèrement des enfants, et prennent une place d’un bon parent ; dans ce cas, les violences qui s’observent souvent chez les élèves  causées fréquemment par leurs éducateurs qui devraient les protéger pourront cesser.

Elle ajoute qu’elle a beaucoup appris dans cet atelier en matière de protection et respect des droits de l’enfant et apprécie l’initiative entreprise pour que l’enfant soit valorisé.

Nadia fait savoir que leur OPH Urumuri s’occupe déjà des  enfants dans de  mauvaise situation dans leurs familles,  à travers différents projets, mais affirme que  l’association en collaboration avec les CPE élus va multiplier les efforts pour toucher le plus grand nombre possible en particulier des enfants handicapés.

André MANIRAKIZA, qui a représenté le FVS Ami des Enfants, témoigne que les droits de l’enfant s’évaluent à plusieurs facteurs dans tous les domaines de la vie, et si l’un ou l’autre facteur est/sont négligé/s, c’est un droit ou plusieurs droits de l’enfant qui est/sont bafoué/es.

Il continue en disant que dans l’entourage, l’enfant est soit négligé, violé, subit une malnutrition, etc, et parfois cela est dû à une pauvreté dans les familles, ou la négligence de l’enfant dans la planification familiale.

Monsieur André termine en appréciant la formation reçue en matière de la planification budgétaire tenant compte des besoins spécifiques de l’enfant sans oublier l’enfant handicapé.

Étaient présents à l’atelier :

- Le comité provincial de Protection de l’enfant ;

- Le Comité Communal de protection de l’enfant ;

- CPAJS (conseiller charge des affaires Politiques, Administratives,

 Juridiques et Sociales dans la Commune) ;

- CPCPE (Comité provincial de coordination des Comités de protection de l’enfance) ;

- DPDFS (Direction Provinciale charge du Développement Familial et Social ;

- Les OSCs (Organisations de la Société Civile)

- LES OPHs (Organisations des Personnes Handicapées)

- Media

- SOS Villages d’Enfants

- UPHB

 

Eddy MANIRAMBONA

Pour la communication UPHB

 

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